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1957 - 2007
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Cinquante années d'acadèmie de Saintonge
VII. Le "délégué" Roger Bonniot

L'absence de plus en plus fréquente de Pierre-Henri Simon, qui déjà souffre de la maladie qui l'emportera, redonne un moment les rênes à Odette Comandon. Mais sans doute par lassitude de cette cohabitation sans grande complicité, elle préfère, le 16 juillet 1971, se démettre de ses fonctions de « présidente déléguée » au profit de Roger Bonniot . Pierre-Henri Simon lui cédant la totalité de ses pouvoirs, il se retrouve donc directeur de fait. Il marque son passage de moins de dix-huit mois par un actif retour aux sources. Son grand mérite est d'avoir remis les statuts de la compagnie en accord avec sa pratique, ce qu'aucun des directeurs précédents n'avait eu cure de réaliser, en même temps qu'il n'hésite nullement à innover en élargissant ou en précisant les vocations de l'Académie.

Par exemple, il propose d'étendre les secteurs de choix en matière de prix à « tous encouragements aux lettres et aux arts », ainsi que les statuts primitifs de la compagnie le prévoyaient, mais l'Académie manifestera de la réticence à le suivre sur ce terrain, malgré quelques signes tardifs en ce sens, comme si elle se sentait mal à l'aise hors du seul horizon des livres. En revanche, il en termine avec les fonctions de « président » et de «président délégué » pour revenir tout simplement à celle de « directeur » et créer celle de « directeur-adjoint ». Enfin, dans le souci d'éviter un absentéisme trop fréquent des membres, notamment de ceux qui ne demeurent pas en pays charentais, il suggère d'augmenter de deux le nombre des sièges (devenus « fauteuils »), afin de rajeunir l'Académie et de la redynamiser, ainsi que de privilégier ceux qui habitent la région lors des nouvelles élections. Toutes recommandations acceptées en assemblée générale extraordinaire du 28 juillet 1972.

L'élément le plus intéressant de cette remise en ordre est la définition que se donne l'Académie du profil idéal de ses membres : ils devront être des « écrivains nés en Saintonge ou dans la région et ayant publié des articles ou ouvrages sur la Saintonge, [ou bien] des personnalités habitant la région et s'étant distinguées dans les domaines des lettres, des sciences ou des arts, exceptionnellement des personnalités étrangères à la région et qui s'y sont particulièrement intéressées ». Si on ajoute à ce bilan de refondation le fait que Roger Bonniot redeviendra directeur-adjoint de 1985 à 1997 et qu'il fondera alors un prix destiné à récompenser des livres d'art, en même temps qu'il incitera à la fondation du prix Émile Gaboriau devant couronner un roman policier , on comprend l'empreinte dans l'histoire de l'Académie de ce « délégué », directeur de fait.

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Chapitres de l'historique
I. Une fondation décevante et fructueuse
II. Saintes ou Saintonge ?
III. Hésitations de Martin-Civat
IV. La direction fondatrice
V. La patoisante et le professeur
VI. Trésorerie et secrétariat
VII. Le "délégué" Roger Bonniot
VIII. Jean Sorillet, deuxième
IX. L'équilibre René Mesnard
X. Les dix glorieuses de Jean Glénisson
XI. Le Quart d'heure saintongeais
XII. Management et visibilité
XIII. L'été finit sous les tilleuls...
Les Académiciens
Les Fondateurs
Les différents directeurs

L'historique des sièges
 
Textes extraits des publications de l'Académie de Saintonge - Photographies Jacques Dassié - Réalisation Internet Micro-Media Studio